
Systèmes d’Information pour la Société
Le groupe de recherche Systèmes d'Information pour la Société (ISS) étudie divers domaines de recherche, tels que la transformation numérique, les stratégies SI, l'éthique informatique, l'informatique pédagogique, les infrastructures numériques (par exemple, 5G) et les technologies émergentes (par exemple, l'informatique conversationnelle, la blockchain, la robotique, wearables, intelligence artificielle, jumeaux numériques).

Systèmes d’Information pour la Société
L’équipe ISS – Systèmes d’Information pour la Société – structure ses travaux autour de trois axes :
- La transformation numérique des organisations ;
- L’adoption et l’acceptabilité des technologies émergentes par les individus ;
- L’interaction homme-machine.
Son objectif est d’accompagner l’ensemble des parties prenantes du numérique vers une conception, un déploiement et un usage à la fois responsables et performants de ces outils. L’intelligence artificielle occupe une place importante dans ces trois axes, sans en être l’unique objet.
Les missions de l'équipe
L’équipe Systèmes d’Information pour la Société (ISS) a pour mission de développer des connaissances et des pratiques sur l’usage stratégique et éthique des systèmes d’information. Elle part de la technologie elle-même pour comprendre les organisations et la société : elle en fait son objet d’étude, non un simple élément de contexte. Elle analyse comment les outils numériques, notamment l’intelligence artificielle, sont conçus, adoptés et utilisés, à l’échelle collective comme individuelle. Au plus près du terrain, elle produit des connaissances au service d’un numérique responsable et performant.
Objectifs
L’équipe ISS vise à :
- Produire des recherches innovantes sur les technologies émergentes, dont l’IA, dans la société.
- Accompagner les organisations dans leur transformation numérique.
- Promouvoir une conception et un usage responsables et performants de ces outils.
- Développer des ressources pédagogiques et pratiques pour la formation.
Les thématiques de recherche de l’équipe ISS
Les recherches de l’équipe ISS se lisent à trois échelles : l’organisation tout entière, la personne face à l’outil, et le moment précis où l’humain et la machine agissent ensemble. Ces échelles se répondent. L’arrivée d’un assistant d’IA dans une entreprise les engage toutes : la direction décide de la place qu’il prendra dans ses activités ; chaque salarié se demande s’il peut s’y fier et ce que devient son métier ; et, tâche après tâche, la répartition du travail entre la personne et la machine se renégocie. C’est pourquoi l’équipe travaille sur les trois à la fois. Chacune des thématiques ci-dessous correspond à l’une de ces échelles.
Réussir sa transformation numérique, c’est savoir créer et orchestrer ses ressources (données, plateformes, IA) pour en tirer de la valeur. L’équipe étudie comment les entreprises y parviennent et font évoluer leur stratégie, leurs métiers et leurs modèles d’affaires.
Une technologie n’est jamais neutre : elle change nos pratiques et notre regard sur le monde. L’équipe étudie comment les questions éthiques se façonnent dans la pratique, orientent les stratégies d’usage, et où se situe la responsabilité de chacun face à l’IA.
Que confier à l’IA, et que garder pour soi ? L’équipe examine comment humains et machines collaborent : quelles tâches déléguer ou non, comment travailler au quotidien avec un assistant conversationnel, et comment l’IA change notre façon d’apprendre.
Les enseignements
Responsabilités en matière d’enseignement et de direction des programmes :
Les projets en cours
HarmonIA Lab est le lieu où l’équipe ISS co-construit et diffuse ses recherches avec des organisations privées et publiques, telles que Caterpillar ou la Fédération des Offices Publics de l’Habitat. Certaines ouvrent leur terrain aux chercheurs, d’autres souhaitent sensibiliser leurs salariés aux enjeux du numérique et de l’IA, notamment grâce à des jeux sérieux et études de cas issus des recherches de l’équipe.
Nanoelec contribue à la compétitivité de la filière microélectronique, plus particulièrement pour la France et l’Europe. Il est basé à Grenoble, un pôle de premier rang mondial pour la recherche, l’innovation et la production dans cette filière.
Les programmes de R&D de Nanoelec sont construits collectivement par des acteurs académiques et industriels. Ils portent sur la conception et la mise au point de nouveaux procédés, des systèmes et des composants dans les domaines suivants :
- Images : nouvelle génération d’écrans et d’imageurs,
- Confiance numérique et frugalité sur les objets connectés et l’IA embarquée
- Calcul haute performance (via la photonique et l’ordinateur quantique)
- Caractérisation et résistance aux rayonnements des composants et des systèmes à l’aide de grands instruments.
L’IRT Nanoelec conduit aussi des programmes d’ingénierie de formation et de diffusion technologique auprès des PME et les startup. Animé en coordination étroite avec le pôle de compétitivité Minalogic, le programmes de diffusion technologique met en œuvre des méthodes d’innovation ouverte ainsi que des méthodes de développement technologique plus conventionnelles
Digi-Me s’inscrit dans le cadre d’un projet européen visant à préparer les futurs dirigeants d’entreprise à un monde où l’intelligence artificielle redéfinit tous les aspects du monde des affaires. Intégré à certains programmes de master, Digi-Me renforce la capacité des diplômés à comprendre, gérer et diriger dans des environnements portés par l’IA et les nouveaux outils technologiques.
UPRAISE – Compétences numériques & Mondes virtuels
Projet européen dédié au développement des compétences nécessaires à l’économie des mondes virtuels. Son ambition est d’accompagner la transformation des métiers et des organisations grâce à des programmes d’éducation et de formation permettant aux professionnels actuels et futurs d’acquérir une expertise dans les domaines du numérique et du virtuel.
ERASMUS+ AI-BILITY. Ce projet aborde une problématique qui risque de prendre une importance croissante au cours des prochaines années, en raison de l’adoption de plus en plus répandue des agents conversationnels fondés sur l’intelligence artificielle (IA) dans le cadre des activités d’apprentissage et de loisirs. Nous nous intéressons aux élèves âgés de 11 à 13 ans au Liechtenstein, en Allemagne et en France. À cet âge, les enfants commencent à développer leur capacité de raisonnement abstrait (stade des opérations concrètes et stade des opérations formelles selon Jean Piaget) et renforcent leur sentiment d’efficacité personnelle, c’est-à-dire la confiance en leur capacité à accomplir des tâches, tout en construisant leur identité en relation avec leur environnement social (stades 4 et 5 du développement psychosocial selon Erik Erikson).
- Inclusion professionnelle : Améliorer l’accès et le maintien dans l’emploi des personnes vivant avec l’épilepsie (PwE).
- Lutte contre la stigmatisation : Réduire la marginalisation en milieu de travail et sensibiliser les employeurs, les recruteurs et les établissements d’enseignement supérieur.
- Responsabilité sociétale : Encourager les entreprises à adopter des pratiques et des environnements de travail favorables aux salariés épileptiques
PeerPower est un projet européen au sein duquel sont pilotées des actions clés axées sur la santé mentale et le bien-être des chercheurs.
- Création de communautés : Former plus de 50 ambassadeurs pour établir au moins 50 communautés durables d’entraide.
- Accompagnement de masse : Soutenir plus de 1 000 chercheurs en Europe.
- Outils numériques : Développer au moins 10 cours en libre accès optimisés par l’intelligence artificielle via la plateforme d’apprentissage eDoer.
- Intégration institutionnelle : Faire adopter ce cadre d’accompagnement par au moins 10 universités européennes.
Smart Tools for Railway work safEty and performAnce iMprovement _ STREAM
HarmonIA Lab est le lieu où l’équipe ISS co-construit et diffuse ses recherches avec des organisations privées et publiques, telles que Caterpillar ou la Fédération des Offices Publics de l’Habitat.
Le projet « Le numérique dans la santé » étudie comment les technologies numériques en santé (ou numérique de santé) reconfigurent le travail des professionnels de santé et influencent l’expérience des patients. Les logiciels de santé, plateformes de prise de rendez-vous, services de téléconsultation, dossiers médicaux numériques ou outils d’intelligence artificielle modifient profondément les routines organisationnelles, la charge de travail, la coordination interprofessionnelle et les relations de confiance. Dans un système de santé français fortement décentralisé, ces outils jouent désormais un rôle structurant dans le quotidien des soignants, dans la coordination interprofessionnelle et dans la régulation des parcours.
Dans un environnement marqué par la pénurie de soignants, l’évolution des pathologies, la pression réglementaire et l’injonction à la modernisation, ces innovations interrogent la place laissée à l’humain dans un système de santé de plus en plus numérisé. En mobilisant les sciences de gestion, la théorie des routines organisationnelles, la sociologie des usages, les travaux sur la confiance et l’éthique du numérique, le projet vise à comprendre comment ces technologies façonnent les pratiques, et comment les éditeurs de logiciels deviennent des acteurs centraux de l’écosystème de soins.
Inscrite dans une démarche d’intérêt général et de durabilité, cette recherche à GEM vise à objectiver les effets du numérique sur les écosystèmes de santé et à éclairer la façon dont les éditeurs de technologies peuvent agir comme acteurs responsables, soutenant à la fois la qualité du système de soins, le bien-être des professionnels et les attentes sociétales en matière d’éthique, de confiance et de soutenabilité.
L’objectif est double :
- Eclairer les mécanismes par lesquels les technologies influencent la qualité du soin, et
- Proposer des cadres d’action responsables permettant de renforcer la soutenabilité, la confiance, et la qualité de vie au travail dans le système de santé.
Coordination
L’équipe ISS est coordonnée par Stéphanie Gauttier, Professeure Associée à GEM. Ses recherches portent sur l’acceptabilité et la diffusion des technologies d’augmentation de l’humain. Elle est également référente scientifique du projet HarmonIA Lab qui vise à développer des interactions Humain-IA responsables.